Loïc Rémy ira-t-il vraiment à l’OM ?

A 2 semaines de la fin du mercato, le temps presse pour l’OM. Entre les habituels faux espoirs du mercato estival (cru 2010 : Forlan, Suarez, Quagliarella) et les portes fermées (Fabiano), l’attaque olympienne est décimée avec les départs de Niang, Koné, et bientôt Ben Arfa. Le staff marseillais s’affaire alors à déterrer les « [...]

loic rémy om

A 2 semaines de la fin du mercato, le temps presse pour l’OM. Entre les habituels faux espoirs du mercato estival (cru 2010 : Forlan, Suarez, Quagliarella) et les portes fermées (Fabiano), l’attaque olympienne est décimée avec les départs de Niang, Koné, et bientôt Ben Arfa. Le staff marseillais s’affaire alors à déterrer les « plans W », comme les appelle Deschamps, afin de ne pas affaiblir un collectif déjà piteux. Un nom revient ces derniers jours : Loïc Rémy. Pourtant, le chemin est long…

UNE MAUVAISE CARTE ?

Réglons les menus détails illico : Nice n’a pas les moyens de conserver Rémy en cas de jolie offre. Les Aiglons n’ont plus d’effectif, Rémy a pigé ce qu’il fallait. A moins de vouloir nuire à la carrière du joueur qui gratte à la porte des Bleus, le club niçois ne devrait pas retenir bien longtemps son petit prodige.

Ceci étant, pour qu’il puisse partir, encore faut-il qu’on veuille bien l’accueillir. Et dans le schéma de jeu marseillais, Rémy n’est pas forcément la bonne carte à jouer. En pointe, Rémy n’aura pas l’abattage d’un Brandão qui, s’il vendange toujours allègrement, offre un point de fixation notable aux offensives marseillaises et dispose d’un bon jeu de tête. Loïc Rémy, lui, est un joueur d’espaces. Difficile conciliation… La solution pourrait être de le repositionner en ailier droit, un poste qu’il a souvent occupé à Nice. Mais dépenser une dizaine de millions d’euros pour conforter un couloir droit dans lequel Valbuena et l’un des frères Ayew (on sait jamais lequel) cavale déjà, c’est griller une cartouche bien onéreuse.

LA PATTE DU LYON

Mais quand bien même Rémy, Nice et l’OM parviendraient à s’entendre, les champions en titre n’ont pas toutes leurs cartes en main. La faute à une clause subtilement négociée lors du transfert du joueur de Lyon à Nice, et qui dispose que les Gones auront à tout moment loisir de récupérer leur joueur pour la coquette somme de 16 millions d’euros.

Posons le scénario. Il reste quinze jours de mercato. A chaque jour qui passe, l’OM est obligé de poursuivre plusieurs lièvres à la fois pour ne pas se retrouver en septembre comme la cigale de La Fontaine. Une situation rêvée pour Aulas, dont la capacité de nuisance et de roublardise parmi les concurrents en Ligue 1 est réelle : Michel Seydoux, le président lillois, s’en souvient encore. En déposant une offre aux Aiglons, Lyon aura la capacité de faire perdre des jours précieux à l’OM afin de les décourager d’enrôler l’attaquant niçois.

NUIRE OU LAISSER FUIR

Reste que cette année-là, Lyon est déterminé à la sagesse sur le marché des transferts. Pour deux raisons majeures. La première, c’est que les Gones en ont terminé avec les transferts dispendieux dès qu’un joueur se blesse ou file sous d’autres cieux. « L’argent dépensé l’année dernière, on ne va pas le dépenser cette saison. On a beaucoup moins de moyens qu’avant, c’est clair. On a une politique économique, guidée aussi par la crise, et on s’y tient », a asséné JMA dans L’Équipe d’hier.

La seconde, c’est que tant qu’à débourser des ronds pour se payer un nouveau joueur, Lyon préfèrerait renforcer sa charnière ou son milieu de terrain, selon le sort qui sera définitivement dévolu à Toulalan cette saison. Car, comme l’a répété de nouveau l’à peine arrogant JMA, « devant, on a un effectif que tout le monde nous envie » (entre Gomis qui fait des malaises, Lisandro toujours blessé, et Ederson qui n’en fout pas une rame, c’est clair).

D’ici la clôture le 31 août, Lyon paraît difficilement crédible pour bloquer Rémy à Nice. Car il est clair que toute offre déposée sur le bureau du président niçois ne sera que dilatoire. Et Rémy n’a assurément pas envie de revenir dans un club à l’attaque bouchée. Un manque de crédibilité qui fait le jeu des Marseillais. Qui, de leur côté, vu l’urgence, se rallient de plus en plus à la sagesse populaire : « faute de grives, on mange des merles. »

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L'auteur

Jules

Un joueur à l'ancienne, racé, taiseux, têtu et indiscipliné. Les vieilles liquettes et les ballons en cuir brun, qu'on caresse avec élégance. Pas de doute, y'a du George Best là-dedans.

2 commentaires

  1. Clementalo (Il y a 1 année ago)

    Billet qui voit juste !

    Cependant, un détail n’a pas été abordé : le fait que Rémy répète sans cesse qu’il n’a pas envie d’aller à l’OM…
    (Les boites marseillaises, il les a déjà fréquenté depuis Nice, ce qu’il veut, c’est l’Angleterre, c’est Londres !)

    Très juste de dire que le côté droit est déjà fourni et que Brandao est le pivot qui doit rester en pointe de l’OM.

    Gameiro (apparemment aperçu à l’aéroport de Marignane hier soir, fake ?) serait bien plus profitable à l’attaque marseillaise.

    Toujours est-il que le FC Lorient est à Marseille dans 4 jours…

  2. Analyse du mercato de Ligue1 2011 | À la Culotte : blog foot (Il y a 1 année ago)

    [...] marseillais a avoir scoré en 4 journées (merci Heinze et Taïwo), et que d’autre part, le transfert de Loïc Rémy, ailier droit, est au mieux une simple soupape de sécurité à plus de 10 millions, au pire une [...]

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