Arsenal commémore l’armistice
Ce week-end, les fans d’Arsenal ont pu apercevoir sur la liquette away des Gunners une innovation graphique : un coquelicot carmin brodé sur la poitrine au niveau de la pointe du col et surmonté d’un slogan : Arsenal remembers. Plongée dans le football gunner aux temps de la Grande guerre.

Remember what ? La guerre de 14-18, pardi. En effet, le poppy (coquelicot) est le symbole des combattants du royaume de Sa Majesté, les Tommies. Le maillot, unique, sera signé par tous les joueurs d’Arsenal et mis aux enchères. Les fonds récoltés seront versés à une association de commémoration et d’aide aux anciens combattants.
Fondé en 1886, le club londonien entretient une histoire particulière avec la Grande guerre puisque le coup de sifflet final a stoppé 4 joueurs dans leur carrière : Bob Benson, engagé en 1915 dans l’armurerie royale de Woolwich (d’où le club tire son nom) et mort en 1916 d’une rupture d’anévrisme pour avoir voulu jouer un match malgré une condition physique rendue très précaire par l’effort de guerre ; Leigh Roose, international gallois tué en octobre 1916 lors de la bataille de la Somme ; James Maxwell, enrôlé dans le Régiment royal Écossais, le célèbre régiment d’infanterie britannique, et tué à l’ennemi en septembre 1915 ; et Spencer Bassett, tué sur le front de l’Ouest en septembre 1917.
C’est sans compter sur tous les joueurs vieillissants dont la suspension de toute compétition officielle en 1914 a signé la fin de carrière sportive, ou ceux encore jeunes que les années de jachère sportive ont obligé à changer de club après la fin des combats, plus souvent pour le pire que pour le meilleur. RIP Roddy McEachrane.
Et en France ? Ce week-end, c’est le Brésilien du PSG Marcos Ceará qui, à sa modeste échelle, rendait hommage aux Gueules Cassées.






