Ils ont fait 2011 : de F à J

F comme Fenerbahçe. Grandeur et décadence en Süper Lig. Auréolé d’un nouveau titre en championnat, les Marine et Jaune ont connu un été fort agité. Embourbé dans un scandale de matchs truqués, le club a vu son président écroué. Exclu de la Ligue des Champions (au profit de Trabzonspor), le club a même demandé à être rétrogradé en seconde division turque à la demande de ses joueurs. A l’inverse, certains ont préféré sauter du bateau avant le crash, à l’image de Diego Lugano (PSG), pas vraiment à bord d’un solide paquebot depuis le début de saison.
G comme Gary Speed. Peu connu en France, Gary Speed était une icône outre-Manche. Premier joueur à dépasser les 500 matchs en Premier League, le Gallois était un joueur de devoir, passé par bon nombre de clubs du ventre mou du championnat (Leeds, Newcastle, Everton, Bolton). Sélectionneur du Pays de Galles depuis décembre 2010, il a été retrouvé pendu à son domicile le 27 novembre dernier. A 42 ans. Sans qu’on sache encore pourquoi.
H comme Eden Hazard. Et si la Ligue 1 avait trouvé son Mario Balotelli ? Comme l’Italien, Eden Hazard a une nouvelle fois cette année montré tout le spectre de son talent, conduisant Lille jusqu’à un titre qui lui fuyait depuis plus de 50 ans. Encore insensible aux sirènes du Real ou de la Serie A, le prodige belge continue de réciter ses gammes en Ligue 1… mais pas en sélection belge, où il est froid notoire avec le sélectionneur Georges Leekens. Surpris par la télévision belge en train de manger un hamburger avant la fin d’un match officile, Georges Leekens a écarté Eden Hazard cet été d’un match amical. Lequel a immédiatement menacé de prendre sa retraite internationale.
I comme Inutile polémique. Au printemps, Mediapart croit tenir une bombe et ficelle un beau gros scandale velu : la FFF souhaiterait mettre en place des quotas ethniques dans les processus de formation des jeunes. Exit les grands blacks costauds, la France voudrait des petits blancs vifs et techniques pour concurrencer les Espagnols. La France du foot crie au racisme larvé et s’empresse de s’essuyer les crampons sur une supposée dérive xénophobe dans le saint des saints du foot français. Au final, moins d’un an après Knysna, l’épisode montre surtout une fédé aux abois, incapable depuis plus de dix ans de faire monter une nouvelle génération.
J comme l’équipe du Japon de football féminin. On attendait les Brésiliennes. On attendait les Américaines. On attendait les Suédoises. On a voulu croire à la victoire des Françaises. Finalement, ce sont les Japonaises qui l’ont emporté, au bout d’un match crispant dans lequel les Nippones ont montré une combattivité et une solidarité sans faille, attendant le meilleur moment pour placer des attaques victorieuses. L’éveil d’une future grande nation du foot féminin ?






