La Geste de Zlatan, œuvre philosophique et morale destinée à l’édification des masses #6
La semaine dernière, le Z découvrit que de vieilles idoles tentaient de détourner vers elles un peu de la Grande Lumière que diffusait l’Astre Zlatan, de toute sa classe sur le terrain et en dehors. Encore une fois, il y avait des énergumènes pour refuser de se rendre à l’évidence : hors de Zlatan, point de salut ni de gloire.

La fortune du Z
Avant Zlatan, il n’y avait rien. Après Zlatan, il n’y aurait rien. Le Z représentait un moment, le moment Z, ce moment béni où la légende s’écrivait à mesure que la Légende qu’était Zlatan œuvrait.
Cela n’allait pas sans provoquer quelques frustrations chez certains hommes de qualité, certes, mais pas de la trempe du Z. Il y avait notamment ce drôle d’homme bougon, dont il paraît que la fonction était d’apprendre au Z à pratiquer le Football. Essayait-il aussi d’apprendre à nager aux poissons ? Le petit homme bougon voulait que le Z « joue comme Messi ». Pourquoi faire ? se demanda le Grand Zlatan ? Pour que les adorateurs de Saint-Germain s’affaiblissent encore et se gargarisent comme une année sur deux de la Coupe des Fromagers au Lait Cru ?
Le Z jouait comme il fallait jouer : comme le Z. C’était la Voie à suivre pour quiconque voulait un jour s’approcher de la Perfection Suédoise. Voilà pourquoi il était illusoire de vouloir comparer le Majestueux Zlatan à quiconque : il était la mesure, l’étalon du Football.
Inévitablement, la Majesté du Z suscitait quelques jalousies. A Madrid, se trouvait un Adonis qui jugeait que son talent – ha ! ha ! – n’était pas récompensé à sa juste valeur. L’imbécile mesurait sa valeur à l’aune des émoluments qu’on consentait à lui verser, et s’attristait que plusieurs autres hommes – dont le Z, naturellement – gagnassent plus que lui. Mais, comme tous les hommes illustres, de nombreuses rumeurs aigries jalonnaient la vie du Z. Non, il ne gagnait pas ce qu’on voulait bien croire qu’il gagnât. Non pas qu’on crût qu’il en valait moins que ça. Bien au contraire, l’Être de Fer et de Crin touchait sans doute bien plus, mais il laissait la gérance des bassesses matérielles à sa Diaphane Épouse qui, parfois, perdait la trace de ses titres de crédit.
Autant que se condensait la Puissance du Z dans l’eau qui s’écoulait de son corps à l’effort, autant ruisselait la Fortune de Zlatan au hasard d’oublis généreux.
Où le Z prend le Puceau sous son aile
Le Z avait déjà engendré deux Futurs Rois du football. Mais il restait encore dans le cœur de l’Être de Lumière de la place pour prendre sous son aile un jeune homme et l’élever au rang des plus grands.
A Milan, Zlatan avait cru un instant pouvoir fonder ses espoirs sur le jeune El-Shaarawy. Par malheur, ce dernier avait profondément déçu le Z. Non content d’exhiber une coiffure qui ne seyait point aux hommes qui aspirent à être les meilleurs au Football, le jeune El-Shaarawy, une fois le Z parti, avait fait preuve d’ingratitude en affirmant que le Z n’était point homme avec qui il était aisé de s’entendre. Pour n’avoir pas voulu voir la chance que lui offrait l’Être de Fer et de Crin, il finirait un jour comme tous les autres : au Chievo Verone.
A Paris, il y avait le Puceau. Lui aussi arborait une coupe de cheveux qu’il lui faudrait un jour abandonner s’il ne voulait point finir aux côtés de Renaud Cohade – j’ai choisi ce nom au hasard dans un almanach des joueurs du pays aux mille fromages : je n’en connais aucun et ils représentent tous la médiocrité pour moi, le Grand Zlatan. Contrairement au jeune El-Shaarawy, le Puceau ne perdait jamais une occasion de montrer son admiration et sa grande écoure pour le Grand Z, qui lui offrait un peu de sa Majesté :
J’aime bien sa façon de jouer. Il me parle sur le terrain. Comme en dehors. Il me dit de regarder, d’appeler le ballon, et je l’écoute. C’est un grand joueur, je l’admire. Après si dans un jeu, il est contre moi, je ne vais pas me retenir.
Voilà des paroles sensées. Le Z se promit qu’il essaierait le plus possible de ne pas être trop dur avec ce jeune plein de volonté et de vigueur, et de ne lui faire tâter de sa tatane qu’en cas d’extrême nécessité. Pourvu qu’un jour il change de coupe de cheveux, comme Marco le Callipyge.
A suivre… la semaine prochaine.
Tags Ibrahimovic, PSG







Thomas18 septembre 2012 à 17 h 43 min
J’aime, j’aime, j’aime, j’aime !!!!!
cette oeuvre philosophique est tellement drôle !!
en espérant que le Z puisse montrer à l’ensemble de la populasse ukrainienne ce qu’est le vrai football ;-)
Jules19 septembre 2012 à 14 h 15 minAuthor
@Thomas : Le Z te remercie et laissera tes genoux tranquilles. A mardi prochain pour le prochain épisode…
La Geste de Zlatan, œuvre philosophique et morale destinée à l’édification des masses #7 | À la Culotte : blog foot16 octobre 2012 à 10 h 46 min
[...] semaine passée, la Magnificence et la Fortune du Z suscitait quelques jalousies amères dans le Pays aux Mille [...]