Une mini-grenade sur la pelouse en Ligue des Champions asiatique
Boulons, tessons de bouteille, sièges, clés à molette… Parfois, jouer un match de foot dans une atmosphère tendue s’apparente à un vrai travail de quincailler. En Iran, à la vocation de footballeur et de quincailler doit s’ajouter celle d’armurier. En Ligue des Champions de l’AFC, la C1 asiatique, le match entre le Sepahan Isfahan et le club saoudien d’Al-Ahli, a failli virer au drame en tout début de match lorsque le juge de touche, interpellé par un objet jeté sur la pelouse, a convié l’arbitre central à arrêter momentanément la partie.
L’un des joueurs du Sepahan Isfahan, le jeune Adel Kolakhaj, visiblement pressé de reprendre la partie, s’est précipité sur le petit objet pour le dégager de la pelouse. Manque de bol, c’était une mini-grenade, qui a explosé à proximité des joueurs.
Le match a été momentanément arrêté, mais a pu reprendre. Score final : 0-0. Mais un drame a été évité.
Le carton rouge le plus rapide de l’histoire
Rachid Al-Hooti sera-t-il fier de son record devant ses petits enfants ? Hier soir, face à l’Iran, le défenseur du Bahrein a écopé après 39 secondes de jeu du carton rouge le plus rapide de l’histoire pour un violent tacle par derrière.
Après pareille mésaventure en début de match, ses partenaires ont naturellement sombré, encaissant un 6-0 net et sans bavure.
Iran-Irak, vingt ans après
Ce soir, l’Iran affronte l’Irak pour la première journée des poules de la Coupe d’Asie. Oui, on parle bien de football, et pas de lutte sans merci. Quoique…

Septembre 1980 – août 1988. Pour une histoire de lutte d’influence sous couvert de conflit frontalier, Saddam Hussein envoie ses hommes poutrer le voisin iranien. Comme toujours dans ce genre de conflit où les règles de la bienséance guerrière sont vite passées sous silence, l’estimation des mort ressemble à un décompte de manifestants sur le Vieux Port : entre 500 000 et plus d’un million.
Mais aujourd’hui, c’est du passé, affirment les deux sélections. « L’Iran et l’Irak sont des voisins qui ont de bonnes relations entre eux, rassure Waleed Tabra, manager général de l’équipe d’Irak. Nous partageons une frontière commune, une longue histoire et des relations qui remontent à de nombreux siècles. Nous avons la même religion, des Iraniens épousent des Irakiennes, et inversement, c’est une bonne chose pour les deux pays. » C’est beau comme de la diplomatie, mais est-ce que ça résisterait à une brève enquête dans les câbles Wikileaks ?





