Wallemme contre l’Internet
Le vestiaire lensois est encore pointé du doigt pour ses dissensions. Après l’altercation sur le terrain entre Yohan Demont et Nenad Kovacevic, à la suite duquel Demont avait perdu son brassard de capitaine, c’est encore une fois le péroxydé de l’Artois qui est au cœur d’une polémique de vestiaire.
Supportant mal de s’être fait couper la parole par Issam Jemâa dans la salle de musculation, Demont se serait emporté face à son coéquipier et aurait déchargé sa rage contre une porte. Bilan : fracture des phalanges et six semaines d’indisponibilité.
Ce qu’il manque aux 20 clubs de Ligue 1
Crédits photo : Panoramic
Dimanche 15 août, 23h. La deuxième journée de championnat vient de se terminer, 6 points sur 134 ont été distribués. Paris en forme, l’OM, champion en titre, relégable. Ni une, ni deux, les plumitifs s’empressent de s’embraser en livrant les premières analyses : tel est affûté, tel est bien en jambes. Balivernes. Au bout de deux journées, on ne peut noter que les insuffisances des vingts candidats au titre.
1er : Toulouse, la vie sans Gignac. Y’a-t-il meilleur exemple d’une équipe dépendante d’un joueur et qui ne joue que pour lui ? 2007-2008 : Gignac 2 buts, Toulouse 17e. 2008-2009 : Gignac, 24 buts, Toulouse 4e. 2009-2010 : Gignac 8 buts, Toulouse 14e. Après une journée, Gignac a déjà la cheville qui a craqué. Mais Toulouse a gagné. La fin du cercle vicieux ?
2ème : Caen, un bon préparateur ? On a bien cherché, on ne voit pas ce qu’il manque aux petits Caennais. Une victoire méritée au Vélodrome et un succès solide contre les Lyonnais, une projection supersonique vers l’avant avec un El-Arabi qui fonctionne au pétrole, tout ça avec un effectif qui est toujours amoindri par les blessures. Du coup on en vient à imaginer des scénarios catastrophes : blessures à répétition, débarquement allemand, invasion de vaches normandes sur la pelouse de d’Ornano… Allez, pour être sérieux deux minutes, on craint que les organismes pêchent à la fin septembre.
3ème : Rennes, la constance. Rennes est en indéniable progression tactique et dans son effectif. Sauf qu’au niveau comptable, c’est le plafond de verre. Ça protège du crachin, mais ça empêche de jouer les premiers rôles. Cette année, les nombreux renforts opérés par Frédéric Antonetti ont cimenté les lignes, à l’image d’Apam et de Montaño. Après deux matchs, difficile de savoir ce que vaut vraiment cette équipe tant le match contre Nancy a été faussé dès le départ avec l’expulsion d’Ndiaye. Le prochain test contre Sainté, qui monte en puissance, donnera des éléments de réponse.
Qui possède les clubs de Ligue 1 ?

Consortiums, millionnaires, holdings, entreprises locales… Le paysage économique des propriétaires des clubs de Ligue 1 n’est pas toujours délicat à cerner. D’où viennent les présidents ? Quasiment jamais du monde du du ballon rond…
HOLDINGS ET ACTIONNAIRES LOCAUX
La Ligue 1 se divise équitablement entre actionnaires majoritaires individuels (9 clubs) et actionnaires de groupes. L’actionnariat est souvent éclaté quand les investisseurs individuels prennent en main un club. L’OL, où Aulas ne détient que 34% des parts du club, en est l’exemple typique ; Sainté, où l’actionnariat partagé entre Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, l’exemple le plus dramatique sur le plan sportif.
Car seuls quelques clubs sont estampillés 100% groupe (ou presque). Bordeaux, propriété exclusive d’M6, Sochaux de Peugeot, Rennes du groupe Pinault-Printemps-La Redoute, l’OM d’Adidas et Montpellier du Groupe Nicollin… En face, seuls Olivier Sadran peut se targuer d’avoir dans son patrimoine un club de foot à hauteur de 85%. Un Abramovitch du pauvre, en somme…





