Sessegnon, un transfert presque réussi
Après un feuilleton d’un mois, le PSG a enfin vendu Stéphane Sessegnon à Sunderland. Une transaction où le PSG aura joué le coup à merveille, avant de voir le piège se refermer sur lui. Explications.

Quelques détails introductifs pour poser le contexte. A l’été 2008, le PSG achète Stéphane Sessegnon au Mans pour un peu plus de 8 millions d’euros. En matière de transferts à Paris, 8 millions représentent un fort investissement pour un joueur aussi jeune (24 ans) et à qui il reste une marge de progression. Après une première bonne saison, Paris refuse tout net des offres de Chelsea et d’autres clubs anglais qui se négocient aux alentours des 12 à 15 millions d’euros. Deux ans et demi plus tard, la valeur du Béninois pâtit d’une saison et demi en méforme, mal aidé il est vrai l’an passé par un repositionnement à gauche qui n’a pas les faveurs du joueur.
Le deal pour Paris est complexe. En premier lieu, faut-il vendre ou ne pas vendre Sessegnon ? Difficile de conserver dans son effectif un joueur qui se met en marge du groupe, mais se dégarnir alors que le titulaire sur l’aile droite, Ludovic Giuly, n’est plus tout jeune, est une hypothèque sur l’avenir, pour une fois radieux du côté de la porte d’Auteuil. Ensuite, si Paris vend, il doit s’assurer de récupérer sa mise de départ, une hypothèse pas forcément assurée tant la valeur du joueur a baissé. Enfin, quand bien même Paris arriverait à vendre, il devrait s’assurer que Colony Capital l’autorise à investir la totalité de la somme dans le mercato pour compenser la perte. Une seconde hypothèse peu évidente dans la mesure où le club, endetté et en phase de rachat, est plutôt frileux du portefeuille.
SUR DU VELOURS
A l’orée du dernier match de la phase aller, Sessegnon part au clash et accuse Antoine Kombouaré de l’avoir insulté et annonce qu’il ne jouera plus avec le club. Dans son rôle, AK nie pour repousser l’affaire à l’entre-deux réveillons et se donner de l’air. Rien n’y fait, et le Béninois persiste au 1er janvier : d’ailleurs, il s’entraîne depuis Noël à l’écart du groupe, à l’INSEP.
Face à l’entêtement de son milieu de terrain, Paris joue bien. L’équipe entière rappelle en chœur le Béninois à la raison, Edel envoie des textos, Coupet joue les grands frères et Sylvain Armand joue la corde sensible : si Sessegnon part, Paris sera dégarni, donc en danger. A ce stade-là, aller au clash ne sert à rien : d’une part le club perd sa marge de manœuvre pour les négociations en se déclarant ouvertement vendeur, mais en plus il ferme définitivement la porte à un retour, donc devra recruter.
Sunderland tente de prendre Paris à la gorge en commençant petitement les négociations par une offre de prêt à la mi-janvier. Son objectif est de réaliser son offre réelle le plus tard possible en prévoyant un clash irréversible entre le joueur et son club, qui forcerait le club de la capitale à céder à la dernière offre du club anglais à quelques jours de la fin du mercato.
Naturellement, Paris refuse ; et le coach kanak réaffirme avant PSG-Sochaux qu’il attend le retour de Sessegnon, pour signifier au club anglais que son joueur ne fait qu’un caprice mais reviendra dans son club pour ne pas hypothéquer la suite de sa carrière. A ce moment-là, Paris est en position de force : officiellement, le club n’est pas vendeur et prend l’histoire avec sérénité en ayant bon espoir d’une issue heureuse. En réalité, le PSG ne joue que tactique : il se donne du temps pour sonder en toute discrétion des renforts potentiels, afin de vendre puis d’acheter avec le moins de vacance possible. Oui mais…
L’OBSTACLE COLONY CAPITAL ?
C’est là que Paris fait une grosse erreur. Les noms balancés dans la presse pour remplacer Sessegnon (Jonathan Legear, Alejandro Alonso, Dimitri Payet, Sebastian Larsson, Morgan Amalfitano, etc.) sont de vraies cibles sondées par la cellule recrutement depuis plusieurs mois, mais le club n’en est qu’à la prise d’informations avant de formuler une offre. Le temps presse, on est déjà le 20 janvier…
C’est le jour choisi par Stéphane Sessegnon pour retrouver le chemin de l’entraînement. Sa décision peut paraître curieuse, mais il y a fort à parier que l’agent, le joueur et Robin Leproux, qui se sont vus au Parc quelques jours auparavant, sont tombés d’accord. Paris veut bien lâcher Sessegnon, mais à un montant déterminé. Et le clash du joueur avec son club fait sérieusement baisser les enchères : que chacun y mette du sien et tout le monde y trouvera son bonheur.
Pari réussi puisque, après avoir formulé une nouvelle offre d’achat à la hausse, Sunderland annonce le 26 janvier qu’il renonce à acquérir Stéphane Sessegnon. Énorme bluff qui signifie en fait que Sunderland s’apprête à livrer sa dernière offre avant de renoncer. A ce moment-là, Paris, qui n’avance pas sur ses cibles, croit bien avoir emporté le morceau, mais le 27 janvier, le Béninois sèche de nouveau l’entraînement et repart à Sunderland visiter les installations. L’agent du joueur l’a bien mis à Paris…
Comme prévu, Sunderland revient à la charge avec sa dernière offre, entérinée depuis le début des négociations : 7 millions d’euros. Même si le transfert appauvrit l’effectif, Leproux sait qu’il y a « des réalités économiques. Pour un joueur qui n’était pas titulaire chez nous, on a fait une offre très, très, très importante. »
Samedi dernier, Sessegnon file donc à l’anglaise à trois jours de la fin du mercato. Pendant ce temps, Paris est pris de court. Trois hypothèses à cela. Paris a-t-il attendu le départ de Sessegnon pour acheter ? Oui, mais dans ce cas Leproux aurait accéléré le transfert pour pouvoir trouver un remplaçant. Paris vise-t-il des joueurs hors de portée financière ? Pas vraiment : Legear, Amalfitano, et Alonso s’arrachent à moins de 7 millions, mais ils ne font pas l’unanimité entre la cellule de recrutement et Kombouaré ; quant à Payet, Paris a les moyens mais Sainté joue la surenchère grossière en affichant un prix prohibitif et totalement surévalué de dix millions.
Reste la dernière hypothèse, plausible. Paris n’a pas eu suffisamment d’assurances que Colony Capital autoriserait le club à réinjecter l’intégralité de la somme dans les transferts. Le transfert de Sessegnon pourrait servir à éponger les dettes afin de mieux séduire les Qataris. Ces arbitrages financiers sont bien réels puisque juste après Noël, le président du PSG avait indiqué que les prolongations de contrat étaient gelées jusqu’à la finalisation du dossier qatari. Et AK de rappeler ce week-end qu’à l’heure actuelle, Paris n’a pas les moyens de prolonger le contrat de Sakho…
Cette fin de mercato a un drôle de goût du côté de la porte de Saint-Cloud.
Tags PSG, Sessegnon, Sunderland, transfert







Tweets that mention Analyse du transfert de Stéphane Sessegnon à Sunderland | À la Culotte : blog foot -- Topsy.com31 janvier 2011 à 12 h 54 min
[...] This post was mentioned on Twitter by jeromegauthier and Live Tweet Psg, A La Culotte. A La Culotte said: Stéphane Sessegnon à Sunderland, itinéraire d'un transfert raté – http://bit.ly/geNLKl [...]
lévi31 janvier 2011 à 19 h 19 min
Enfin!une très bonne nouvelle, Sunderland est un club huppé donc adapté à sessegnon. Bonne chance sté et n’abandonne pas l’équipe nationale.
faghis31 janvier 2011 à 19 h 42 min
Courage! on te soutient
Nico1 février 2011 à 7 h 16 min
Salut cousin du courage tout les beninois te soutient
Gratien1 février 2011 à 9 h 22 min
Salut Diamant
Etale tout ton talent à Sunderland
Beaucoup de réussite frangin
honorable1 février 2011 à 9 h 25 min
enfin, et bonne chance à toi stéphane. tu as trop perdu le temps au PSG.
miguelo1 février 2011 à 10 h 01 min
Sessegnon n’est qu’un mercenaire parmi tant d’autre …A vous dégoûter du foot !
Nom / Pseudo (obligatoire)1 février 2011 à 14 h 57 min
mon fere je te souhaite un parcour exellent rozel
prophetejp1 février 2011 à 16 h 20 min
avec dieu on gagne toujours soit beni dieu est avec toi shalom a toi
muondo3 février 2011 à 9 h 07 min
bravo!courage!
herve3 février 2011 à 17 h 57 min
slt mon frere et bonne chance
cena083 février 2011 à 22 h 26 min
je ne sui pa dacore avec toi pourquoi tu a quitté paris tu nauras rien a Sunderland moi je suis un vrai parisien PARIS!!! PARIS!!! PARIS!!!
TU N’ES QU’UN CON UN IMBECILE UN IDIOT
Dahomeyboy20 février 2011 à 14 h 50 min
Il faut évoluer dans la vie donc;
bonne chance à toi DIAMENT NOIRE!
Jo kester21 février 2011 à 10 h 45 min
Tu sé stéph ton nivo a véritablemt baissé é tu auré du quitté le psg 2pui.bosse dur com un guérié é tu en sortira gagnant.sutou du courage.jk
Le Bolo22 février 2011 à 16 h 29 min
Il y a tout un peuple derrière toi. Vas-y!
vito26 février 2011 à 11 h 04 min
Bravo et ttes mè félicitations pour ce transfert à sunderland. tu viens de doné une leçon aux dirigeants de psg surtt à AK. Ce dernier saura quil ne fo pas se foutre des africains, il ta traité diresponsable alors que tu è un père de famille bien responable.
Bne chance à toi et que les mânes de nos ancêtres te protègent.
pornia28 février 2011 à 3 h 31 min
tu a fait une hénorme boulaite tu va t’en mordre les doit tu n’aurai jamais du quiter le PSG tè un gros COM
akowé1 mars 2011 à 19 h 42 min
mon frè tu as tou le peuple béninoi dèrrière toi.bon vent et que les ancêtres te protège.
psg en force11 avril 2011 à 20 h 29 min
TA BIEN FE DE TE CASSE T UN VRAI NUL YA NENE IL TE VO FOI UN MILLION CREVE SAL RAT
Dessma11 avril 2011 à 23 h 08 min
Wouaaah faudrait que tu te calmes toi !! –’
diddy27 avril 2011 à 14 h 08 min
tu as bien fait de te casser de se club de merde paris et magique mon cull Forza OM !!!!!