Marek Hamsik, mannequin pour parfum1. La couette. Grand classique du marketing à destination des benjamins, la couette permet de prolonger l’identification à un club jusqu’au bout de la nuit et de conjuguer rêves éveillés et rêves ensommeillés. Sauf que des petits malins ont franchi la ligne rouge : décliner le modèle 180×90 (single) en 200×200 (double). Désormais, Monsieur peut dormir avec Madame — avec ou sans son consentement — dans des draps Man U et Girondins de Bordeaux (Mathieu de la team ALC se défend d’en posséder un exemplaire).
2. Les préservatifs. Pour mieux copuler, coupler la couette avec les préservatifs à l’effigie de son club, comme à Burnley, Auxerre ou Lens. Des actes de sensibilisation à la prévention des MST dans ce cas-là. Ouf.
3. Le bavoir. Entre les maillots junior et les trousses colorées, se glisse désormais le Grand capital à destination des tout-petits. Dans la galerie des horreurs, le bavoir en plastique fait figure d’OVNI. Imaginez : un truc destiné à ramasser les merdes, sur lequel on s’essuie gaillardement les paluches, peinturluré à l’envi de régurgitations en tous genres. Des valeurs bien en phase avec l’OGC Nice et le Standard de Liège, non ?
4. Les mouchoirs. On a beau chercher, on ne comprend toujours pas l’impact produit du mouchoir à l’effigie du club. Alors on va vous raconter le blabla façon bullshit du stagiaire frais émoulu de Sup de Co’ qui a fait le tour d’Europe en 1998 avec sa bonne idée : « Le mouchoir, ce produit si intime, avec lequel le supporter partage les peines des soirs de défaite en finale de la Coupe UEFA (version Lazio 1998), ou les joies des sacres de champion de France (version Sang et Or du même millésime). » Et comment contrer l’argument de la ferveur jetable ? « Tout comme le supporter consomme des émotions éphémères en allant au stade, le supporter mettra dans un écrin éphémère en cellulose ses plus beaux sentiments de tifoso. » A 3 euros la boîte, on paie rubis sur l’ongle, pour sûr.
5. Les bijoux. Pour vendre des couettes double, encore faut-il créer des couples de supporters. La bijouterie cheap, fausse note de goût s’il en est, propose donc aux adolescents de toute nature d’officialiser leurs premiers émois avec de la quincaillerie à pas cher comme à Wolverhampton. Sauf au Real Madrid, où pour demander sa belle en mariage on peut lui offrir une bague en argent et en titane sertie d’un diamant et d’un saphir. Un luxe douteux.
6. Le gel. Le déo, le gel douche et le parfum s’inscrivent dans l’univers sportif. Sous la douche, après le match de foot du dimanche la liquette de son club préféré sur les épaules, c’est la sueur de Mamadou Samassa ou de Van Nistelrooy qu’on lave et qu’on parfume. Par contre, le gel pour les cheveux, on s’interroge encore. Comme à Lens, où l’on se demande si c’est pour populariser la coupe de cheveux de Yohan Demont, ou à la Juve, où c’est un appel du pied à peine masqué pour le transfert du punk napolitain Marek Hamsik.
7. La gamelle pour chien. On ne refuse rien à son enfant, et encore moins à son chien, même s’ils n’ont rien demandé. Chez les sujets de Sa Majesté la Reine d’Angleterre, on a semble-t-il une fascination pour les gadgets canins. A Tottenham, on pourra opter pour le dog bowl version single ou double pour calmer les pittbulls avant un derby. Et si les molosses sont toujours agressifs, le petit paletot des Blues devrait calmer n’importe quel boule de poils. Trop chouuuuu.
8. Les lingettes rafraîchissantes. Une énigme. Sans doute un produit jumelé avec les lignes d’accessoires de golf à l’effigie des clubs… de foot, et qui sont destinées à draguer les riches. Car, à part pour s’essuyer les francforts après son demi-homard dans le très chic restau du 16e Nord L’Astrance, on ne voit pas ce que le nouveau supporter du PSG pourrait bien foutre d’une lingette 100% pure ouate cellulose. A moins que ce soit pour avoir les mains propres avant de ratonner du CRS ? Ça expliquerait qu’à la Lazio de Rome, où les tifosi sont assurément des gens politiquement modérés, on puisse acheter les mêmes salviettinie rinfrescanti.
9. Grilles-pain et autres ustensiles. Le premier réflexe du matin, c’est la cuisine. Un univers coloré en jaune comme sait les faire l’ami Ricoré. Outre-Rhin, le jaune Ricoré se nomme Borussia. En guise de matins câlins, le supporter de Dortmund pourra prendre son Frühstück dans les assiettes prévues à cet effet. Chez les Stéphanois, on fait dans le fun et la bonne humeur au petit-dej. Avec le grille-pain des Verts, on se dore des tartines bien sympa.
10. Mention spéciale : le Puissance 4 du FC Barcelone. A l’origine, le Puissance 4, c’est un cadre bleu avec des trous, des pions jaunes et rouges. Le Puissance 4 du FC Barcelone, c’est toujours un cadre bleu avec des trous et des pions jaunes et rouges. Mais avec un autocollant du club blaugrana dessus. Rien que pour l’idée, ça vaut bien ses 40 euros, non ?
Les OVNI
Parce qu’on ne pouvait pas clore cet article sans vous coller une liste de gadgets tous aussi WTF les uns que les autres. Dans le désordre :
Les yaourts de l'AJ Auxerre | À la Culotte : blog foot (Il y a 1 année ago)
[...] vous avait prévenus que le merchandising des clubs de football pouvait tourner au grand [...]
DOUILLON (Il y a 1 année ago)
Zizou au secours des Bleux de Blancs :
CLIN D’OEIL SATIRIQUE SUR : http://douillon.canalblog.com/
Pour ceux qui aiment les blagues sur le sport et le foot !
Bons Sourires
JEAN PATRICK
Le comité de vigilance médiatique du 21 décembre (Il y a 1 année ago)
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Le comité de vigilance médiatique du 21 décembre | Horsjeu.net (Il y a 1 année ago)
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Des commerçants napolitains tentent de profiter du succès du club pour vendre leurs produits | À la Culotte : blog foot (Il y a 9 moiss ago)
[...] son coup d’essai niveau merchandising déluré. Il y a quelques mois, dans notre top 10 du pire du merchandising, on vous révélait que Marek Hamsik, le milieu slovaque du club napolitain [...]